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    "Si tu ne peux rien leur vendre, alors tue-les" Blaroth, seigneur phénix
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    “En guise de serpent, vlaitre, vous allez vous retrouver à jouer contre des voitures playmobil. J'ai même le camping car. - Je préfèrerais ça a subir un nouveau camouflage arc en ciel”
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    Les Space Marines sont-ils des couards?

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Opération V….V….. – Prologue

Posté par Pierre2.0 le 18 mai 2011

Custudio Phalanger commençait à trouver le temps long. Comme on peut trouver le temps long lorsque l’on se trouve assis dans un bar à côté d’un Space Wolf dans une station spatiale du fond du trou du Segmentus Proutus. Depuis environ une heure trente, son compagnon de table n’avait cessé d’engloutir toutes sortes de « choses »,le mot « chose » convenant davantage que le mot « aliment » : membranes et organes plus ou moins flasques appartenant à des espèces à l’origine incertaine, os couverts de muscles multicolores qui avaient été ingérés en entier avec moultes bruits de fracture graisseuse, bouillie flasque et exhalant un fumet peu ragoutant , coques et coquilles dont l’odeur nauséabonde semblait parfaitement s’adapter à l’apparence. Le tout accompagné par d’innombrables pintes du même breuvage, l’ensemble ponctué par d’innombrables récits répétitifs des innombrables gloires des Space Wolves entrecoupés par d’innombrables bruits de succions et de déglutissements. Un cocktail qui aurait pu pousser au meurtre n’importe quel marine de n’importe quel autre chapitre. Mais Custodio, lui, faisait partie de l’Officio Espionika.

Depuis que le Remède avait été réactivé, les missions de l’Officio Espionika s’étaient succédées à la vitesse d’une escouade d’assaut. L’inquisition avait envoyé ses agents espionner le Remède pour y déceler d’éventuelles traces résiduelles du chaos à l’origine de son éviction passée, les Ultramarines avaient à leur tour demandé une étude complète des marines camo pour évaluer la menace médiatique qu’ils représentaient, les Black Templars avaient tenté de voler une caisse de préparation Gao, les Blood Angels n’avaient rien fait pendant trois tours, tandis que l’Adeptus Terra, inquiet de cette résurgence d’activité espionnistique, avait fait espionner tout le monde pour comprendre.

Mais aujourd’hui, la mission était particulière. C’était Robert Smith lui-même qui avait débarqué dans le bureau de Custodio après avoir bolterisé toutes les secrétaires. Il avait requis la plus grande discrétion, et il s’était évertué, avant de révéler quoi que ce soit, à transformer le bureau de l’espion en ruine fumante. Tout le mobilier, les appareils, les murs et le stagiaire avaient été passés au lance-flamme lourd. Ce n’était pas la première fois que le Remède faisait appel à lui depuis sa remise en service, mais l’affaire semblait d’une ampleur sans précédent.

C’est au sein d’une fumée noirâtre et ceint d’une odeur de plastique carbonisé que Custodio apprit le détail de sa mission : il y avait un traître au sein de l’Eldar Connection.

 Opération V....V..... - Prologue dans Historia Galactica merrychrismas

L’Eldar Connection, cette fange peu respectueuse du fluff et des traditions culturelles inscrites dans les registres historiques de l’Empire, cette loge de l’immoralité qui trainait dans la boue l’honneur d’honnêtes marines, ce holding du traffic non taxé impropre à générer de l’impôt pour entretenir les forces militaires, l’ElCo avait fini par être rattrappée par sa propre nature.

Il avait fallu croiser les informations, fournir des preuves, exécuter des témoins, faire parler des sous-fifres, mais il semblait bien qu’un membre bien placé de ce cartel du crime se préparait à fournir des renseignements capitaux aux marines. L’identité du traître était bien incertaine, mais celui-ci, contacté par des messages discrètement glissés dans des cadavres de Tau vendus au holding infâme, avait assuré qu’il était de son devoir de donner aux humains des informations sur le projet secret d’Edouard Ultran.

Qu’un eldar puisse être un traitre, Custodio avait toujours pensé que c’était dans leur nature fourbe de xéno pervers. Il s’étonna que cette situation ne se soit pas présentée plus tôt, considérant que l’ElCo était composée de traitres parmi les traitres. Il avait fallu organiser une rencontre. Robert Smith y serait bien allé, mais il avait lui-même conscience de la tentation qui serait la sienne de bruler instantanément son interlocuteur en dépit de l’intérêt que ses informations pouvaient représenter. Gaïus Bolter avait donc décidé de faire appel à un agent discret de l’Espionika.

Malheureusement, l’agent discret avait dû se coltiner la présence d’un Space Wolf. Le maître de chapitre Khorbier avait été clair : la rencontre devait se dérouler sur une base stellaire tenue par les Wolves, hors de question de ne pas assister à la rencontre. A l’exception de l’odeur, Gaïus Bolter n’avait aucun grief contre ce chapitre. Au contraire avait-il un peu de cette affection que l’on peut avoir pour un jeune chiot tout fou dont on gratouille la tête avant de lui lancer une balle. Le sergent Werewolf avait donc été porté volontaire pour une mission de contact dans un bar, et au vu de ses compétences disgestives, Custodio estima que le choix avait été pertinent. Werewolf n’avait pas faibli un instant, Custodio l’avait même soupçonné lorsque lui-même avait été aux toilettes de s’être enfoncé de la nourriture par les narines pour aller plus vite, tant celles-ci luisaient curieusement de graisse après sa courte absence.

« gronks, miam, Chet Eldar…. gurp, bronks, …ne viendra pas….slup, glonb!
- Et qu’est-ce qui vous fait penser ça, Werewolf?
- honfff, glorg….. tous des pedzouilles, ces eldars….. flomp, zorp,…. osera pas venir ichi….vlap, slap,…. avec tous ches marines autour…. tlip-lap… »

On pouvait s’accoutumer à l’odeur, en faire fi, mais le Space Wolf ne cessait constamment de rappeler à l’espion qu’il puait par son aspect visuel. Le pire avait été lorsqu’il avait fait tombé un pilon de…. créature bien gras et vraisemblablement encore vivant dans son armure énergétique. Il avait dû partiellement défaire celle-ci ivre de rire sous les chatouilles involontaires de la pièce de viande, et il avait révélé au monde les plis pileux de son gros ventre, vision infernale de ce que pourrait être la vie dans une prison de l’Empire.

« Il viendra. Cet eldar avait plus que tout envie de nous livrer ses informations : il en avait besoin.
- …klio, hurps…. vont p’tet finir par se tuer entre eux…..glop,glop… ches gzénos….chomp chomp »

Custodio fit volte face, question d’étudier la salle… une nouvelle fois. Il tentait régulièrement d’éviter d’avoir le wolf dans son champ visuel, mais le bruit de succion rappelait son horrible proximité. La salle était trois-quart pleine. Tout baigné dans une semi-obscurité due à la nuit dans cette partie du cadran. On aurait dit une de ces tavernes dont on parlait dans les livres d’histoire du Blood Bowl, où Gobo venait discrètement négocier la trahison de tel ou tel joueur. Custodio aimait ces histoires, il avait longuement étudié les contes, revu les bobines de boules de cabalvision. Du grand moyen-âge. Et pourtant, l’histoire avait-elle évolué? Trahison, corruption. Une lente répétition. Tout ceci était déjà arrivé, et arriverait à nouveau.

Qui pouvait être l’eldar? Etait-il déjà là? Il avait bien précisé qu’il serait camouflé, incognito pour éviter d’être repéré.  Les eldars étaient des gens particuliers. Peut être avaient-ils la capacité de se changer en chope de bière? Peut être s’était-il changer en chaise pour les observer? Peut être était-il là déjà depuis le début? Peut être même était-il le Space Wolf en face de lui…. bien qu’à y réfléchir, cette dernière hypothèse était impossible pour toute créature un tant soit peu civilisée. Custodio étudiait chaque table et chaque client du regard. Son métier lui avait donné l’habitude de déceler les plus noirs secrets rien qu’en fondant ses pupilles dans celles de son vis-à-vis, et à coup sûr, l’intégralité des clients ici avaient des choses à se reprocher. Mais rien en rapport avec notre affaire, pensa-t-il.

L’attente s’éternisait. Le Space Wolf faisait sa trente-septième commande d’amuse-gueules. Custodio balayait du regard la salle pour la deux centième fois au moins. Peut être le sergent avait-il raison…
Lorsque soudain, la porte s’ouvrit sur un poulet géant bleu-vif. Custodio secoua la tête pour bien vérifier que l’ivresse de son camarade ne s’était pas transmise par simple proximité. Non, il y avait effectivement une sorte de gros poulet bleu qui entrait dans le bar. Celui-ci, de pas hésitants, picora trois ou quatre restes par terre, puis consulta la carte, et alla commander quelque chose au bar. Les yeux désabusés de la serveuse laissèrent une fraction de seconde paraitre un regain d’attention qui permettait de penser que la commande était peu coutumière.
Puis le gros poulet s’avança l’air de rien, en sifflotant, pour s’installer sur une table voisine des deux marines.
Dans la salle, tout le monde avait les yeux rivés sur eux.

Werewolf n’avait pas cessé de manger à l’entrée du poulet, ni lorsqu’il avait jeté un oeil de côté en le voyant s’asseoir à la table voisine. En revanche, tous ces yeux tournés vers leur groupe incongru semblait avoir ralenti le rythme de son orgie. Irrité, le sergent sortit son bolter et le posa bien distinctement à côté de son plat. Tous les clients retournèrent aussitôt à leurs apartés.

Custodio n’avait pas prévu un tel cas de figure. On savait communiquer par geste avec un autre espion à l’autre bout d’une pièce. On savait échanger des valises dans la discrétion la plus absolue. On savait télécharger des documents sans émettre une seule radiation électromagnétique. En revanche, communiquer à une table voisine avec un gros poulet bleu, c’était un cas de figure qui pourrait rentrer dans les annales. Custodio ragea d’imaginer son nom rester dans l’histoire de l’espionnage autour d’un tel simagré.

« Cot cot…. cot cot….. »

S’il restait un tant soit peu de dignité dans cette scène absurde, elle avait disparue dès que le poulet s’était mis à caqueter doucement en secouant ses plumes. Le gel mental. Custodio savait tout du gel mental : cette fraction de seconde de vide que l’on pouvait provoquer dans l’esprit d’un adversaire par un comportement déroutant pour gagner ce temps nécessaire pour prendre l’avantage lors d’un combat. L’espion était lui-même victime d’un gel mental, et ça durait plus qu’une fraction de seconde. Son esprit venait de se mettre en pause. Il n’était plus capable de réfléchir ou d’imaginer quoi que ce soit, captivé par les mouvements erratiques de la tête du poulet bleu.

Alors qu’il allait balbutier quelque chose à l’adresse de la volaille, la serveuse apporta un plat constitué d’asticots géants grouillants dans un bol. Le poulet se mit à picorer dans le bol. Custodio déglutit.

Werewolf n’avait pas tant de scrupules lui. Non seulement la scène ne lui avait pas coupé l’appétit, mais au contraire, il semblait intéressé par le plat du poulet.

« Cot cot…. je peux vous offrir un ver? »

Custodio resta immobile, contemplant la scène comme si lui-même était devenu un observateur extérieur.

« schromp, schrompi, bromp….. bah alors, allez-ji!….hromph, blomp….. »

Alors que l’espion restait dans sa posture de paralytique décérébré, le wolf se décida à passer à l’action et s’assit en face du poulet, qui partagea avec lui sa pitoyable pitance. Un space wolf partageant un plat de vers grouillant avec un eldar déguisé en poulet bleu à une table de bar. Et il faudrait faire un rapport là-dessus.

« Cot… cot…. j’ai des informations pour vous…. cot….
- bluuurp, roooot, original le costume de poulet, jomp, jonch…
- je l’ai emprunté à un de nos rangers. Ils sont en séminaire de motivation :  »sniper un carnifex qui vous charge »
- prot, prot…. bon, quellles ginformachions?… flurp, flourp….
- Tout cela va trop loin… Edouard Ultran prend trop de risques… Il fait appel à des forces.. qui défient toutes les règles, le fluff et Games Workshop lui-même! »

Pour la première fois, le Wolf arrêta de manger. Défier le fluff. C’est comme si on lui avait annoncé qu’il n’y avait plus de bière. Le sergent s’essuya la bouche avec une des peaux de loup qui pendait à son armure et redoubla d’attention…

« Cot…. il existe un projet secret…. cot….. un projet qui vise à déployer une force puissante…. cot…. qui défie notre univers….
- Ultran cherche des alliés parmi nos ennemis?
- cot…. je ne peux pas en dire davantage…. tout se trouve dans le dossier que je vais vous laisser…. nous nous recontacterons… »

Le poulet se percha alors sur sa chaise et se mit à entonner une série de cris de volatiles.

« Cot, cot cot, cot cot, cot cot cot COOT COTT, COT COT, CODEEEEEEETTTTTT »

Puis il s’essuya le bec devant une assistance médusée que le Space Wolf dut ramener à la discrétion en posant la main sur son bolter. Sur la chaise du poulet, un gros oeuf.

Le wolf s’empara de l’oeuf et revint s’asseoir en face de la statue Custodio. Il frappa précautionneusement l’oeuf contre la table et en extrayut (et oui, le passé simple du verbe extraire n’existe pas, on peut en faire ce qu’on veut du coup) une disquette marquée de runes eldars.
Custodio retrouva sa mobilité, semblant émerger d’un coma onirique, et sortit son traducteur.

« Opération…V….. V…… ??????????? »

Custodio songea qu’il serait tant de partir en retraite.

Il n’avait pourtant que 35 ans.

—–

L’agent et le wolf avaient payé la note faramineuse des trois heures de consommation, et quittèrent le bar.

Aussitôt, deux clients sortirent leur communicateurs pour envoyer un message aux ultramarines.

Le serveuse alla passer un message aux Black Templars.

Le balayeur prit son transmetteur pour prévenir les Blood Angels.

Un musicien déploya une antenne de son instrument pour avertir l’inquisition.

Les espions espionnaient les espions.

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